Corps de ruine
Depuis 2020
J’aborde les lieux, l’empreinte du temps, l’écologie et la connexion entre l’humain et son milieu naturel ou bâti.
Dans ces œuvres, je dépeins et sculpte les éléments d’un monde en proie à un phénomène dévastateur. je retranscris des visions, des images mémorielles et ma vulnérabilité subconsciente face aux tensions sociétales, écologiques. En recomposant les fragments d’architecture, les débris de nature, les lambeaux de corps, mes oeuvres tissent des liens entre les vivants.
En s’inspirant de mémoires enfouies et imaginaires, de ce qui infuse en moi au contact des espaces, mes créations rendent compte de la corporéité de notre environnement, du rapport entre l’humain et le non-humain tels des pouls ou vibrations sociétales.
Je m’appuie sur une exploration de longue date du rapport entre les environnements construits et la matière organique et témoigne des expériences qui ont façonné mon parcours personnel, de mon lien subtil avec les éléments non-humains qui nous entourent. Relation qui s’est développée à travers mes métiers passés et mes sources d’inspiration, enrichissant ainsi ma perception de la vie.
La trace, matérialisée sous différentes formes (ligne à l’encre de Chine, coulure, entaille dans l’argile, fil tissé), dessine des lignes discontinues, difformes qui révèlent la fragilité des milieux que nous habitons, la difficile coexistence entre l’humain et son environnement. Elle rend compte de certains états de nature, de restes de paysage, de territoires abandonnés, de bâtiments en ruine.
Les murs parlent
Ces œuvres allient la poésie et le mystère des fenêtres murées à la spiritualité des autels.
Elles évoquent la mémoire à travers les strates de temps et de textures, matières.
Je ressens que notre monde a besoin de se connecter à cette densité, à cette épaisseur telle celle d’une paroi rocheuse, car nous vivons, agissons, guidés par des images qui défilent, des écrans sans profondeur. Il y a beaucoup d’agitation, d’immédiateté, de changement irraisonné, incessant. Ma posture est autre puisque j’évoque la construction, la durabilité des relations
Ces œuvres allient la poésie et le mystère des fenêtres murées à la spiritualité des autels.
Elles évoquent la mémoire à travers les strates de temps et de textures, matières.
Je ressens que notre monde a besoin de se connecter à cette densité, à cette épaisseur telle celle d’une paroi rocheuse, car nous vivons, agissons, guidés par des images qui défilent, des écrans sans profondeur. Il y a beaucoup d’agitation, d’immédiateté, de changement irraisonné, incessant. Ma posture est autre puisque j’évoque la construction, la durabilité des relations