De corps et d'âmes
Depuis 2023
Dans mon travail pratique, j’explore notre environnement à travers le corps.
Inspirées par ma perméabilité à notre environnement, mes créations sont comme des pouls ou vibrations sociétales.
Les corps (bâtis, végétaux, minéraux, humains, animaux) sont les structures de notre société, ses fondements biologiques, humains, non-humains et ils sont actuellement disloqués, déconstruits, en souffrance. Mes œuvres témoignent de leurs souffrances, mais interrogent également sur les moyens de les réparer, de les guérir et ainsi de tisser des liens entre l’homme et son environnement.
J’exprime des états entre vitalité et déclin, entre destruction et réparation, entre vie et mort, et retranscris la capacité réparatrice du lien entre les êtres vivants, les lieux habités, les espaces naturels. La connexion entre biodiversités offre un potentiel de soin, de transformations mutuelles et ouvre vers la possibilité d’une nouvelle vie.
Je crée ces morphologies en associant fils tendus, tressé, noués et acier ou argile. La combinaison d’un matériau dur et rigide avec un fil souple et malléable fait le lien entre l’organique, le viscéral et la structure, le squelette. Le matériau tressé supplante le corps d’origine, guérissant les blessures comme une greffe, un tuteur ou une prothèse. L’argile non cuite reste à l’état brut, comme en cours de fabrication.
Chaque œuvre est le résultat d’un long travail de transformation de la matière, dans un processus organique qui la maintient vivante, sans chercher à la maîtriser ni à lisser ses imperfections.
Les corps (bâtis, végétaux, minéraux, humains, animaux) sont les structures de notre société, ses fondements biologiques, humains, non-humains et ils sont actuellement disloqués, déconstruits, en souffrance. Mes œuvres témoignent de leurs souffrances, mais interrogent également sur les moyens de les réparer, de les guérir et ainsi de tisser des liens entre l’homme et son environnement.
J’exprime des états entre vitalité et déclin, entre destruction et réparation, entre vie et mort, et retranscris la capacité réparatrice du lien entre les êtres vivants, les lieux habités, les espaces naturels. La connexion entre biodiversités offre un potentiel de soin, de transformations mutuelles et ouvre vers la possibilité d’une nouvelle vie.
Je crée ces morphologies en associant fils tendus, tressé, noués et acier ou argile. La combinaison d’un matériau dur et rigide avec un fil souple et malléable fait le lien entre l’organique, le viscéral et la structure, le squelette. Le matériau tressé supplante le corps d’origine, guérissant les blessures comme une greffe, un tuteur ou une prothèse. L’argile non cuite reste à l’état brut, comme en cours de fabrication.
Chaque œuvre est le résultat d’un long travail de transformation de la matière, dans un processus organique qui la maintient vivante, sans chercher à la maîtriser ni à lisser ses imperfections.
Dépeindre ce que nous vivons, notamment le manque de liens, de connexions entre les vivants et avec notre environnement
Mes œuvres amènent à réfléchir aux relations que nous entretenons, au soin que nous apportons aux choses matérielles, naturelles, aux corps, aux émotions.
La corde tressée, nouée vient signifier l’acte de restaurer, guérir, greffer des corps organiques, architecturaux et ainsi interroge le pouvoir réparateur des relations entre les êtres, les lieux habités et les espaces naturels.
Relier les corps, les âmes, l'humain et le non-humain
Les flux d’énergie, les relations façonnent le vivant, mais notre société est dominée, guidée, brouillée par les écrans, l’instantanéité, les réseaux sociaux qui prennent le pas sur la conversation, les mots, les échanges.
Cette négligence envers les interactions humaines, les liens réels, les émotions, les sentiments intérieurs, le soin que l’on se porte à soi-même et aux autres m’interroge. Par ailleurs, j’observe que solitude, sentiment de vide, manque de spiritualité, égoïsme deviennent les maux omniprésents.
Dans mon travail, j’aborde ces questions non pas par une analyse rationnelle, mentale, mais à travers mes propres intuitions, sentiments profonds. Mon corps étant perméable, poreux face aux vibrations extérieures, à l’énergie environnante, au comportement des gens, à la façon dont les lieux se transforment au fil du temps, cela rejaillit dans mes créations qui deviennent des miroirs sociétaux.
Ma démarche artistique s’inscrit dans une philosophie de vie, une méditation active tout comme la pratique de l’équitation
Jeune, l’univers équestre structure mon quotidien suivant la doctrine du Cadre Noir de Saumur « calme, en avant, droit ». L’équitation est un art de l’indicible qui demande du temps, de la persévérance, de la sensibilité, de la force mentale, une communion avec l’autre et avec notre environnement. Il ne s’agit pas de performer mais de créer un lien pour se dépasser ensemble.
Dans mes œuvres, je ne cherche pas à donner à voir le monde équestre, mais je retranscris les sensations charnelles, l’essence du lien entre l’homme et le vivant animal, la notion de soin liée à la relation entre le cavalier et son partenaire. À travers le trait, la peinture, les matières, les souvenirs reprennent vie, les sensations tactiles et les sentiments gravés dans mon corps refont surface et je peux pleinement exprimer ce que veut dire être cavalière.
Liens spirituels
Les couches, strates relient avant et maintenant, elles créent un fil conducteur entre ce qui est passé, actuel, à venir, et fabriquent des racines pérennes. C’est là toute la puissance de la construction, qu’il s’agisse de structures architecturales, de végétaux en croissance ou de relations humaines et non humaines.
Mes œuvres parlent de ces couches de pensées, de temps passés à façonner les matériaux, les textures, les couleurs et à écouter, à suivre les vibrations spirituelles qui me guident.