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BIOGRAPHIE

Née en 1975, Aude Borromée est sculptrice, peintre et architecte designer. Tout d'abord cavalière d’obstacles (se forme avec un écuyer en chef du cadre noir de Saumur) elle s’oriente vers des études de marketing en France avec un master à Memphis (USA). De l'équitation, elle conserve les valeurs d'authenticité, d'implication et de dépassement physique.

 

En 2003, après cinq ans en entreprise à Boston (Sodexho USA) et à Paris (Pechiney…) elle s'oriente vers un métier dans lequel elle peut se confronter à la matière et créer. Elle suit des cours de dessin à l'école Boulle à Paris puis des études d’architecture à l’école de Paris la Villette. Architecte indépendante dès 2009, elle construit, aménage des espaces intérieurs et conçoit du mobilier qui sont à la frontière entre architecture, scénographie et installation plastique. Ses réalisations sont déjà conçues comme des tableaux en volume.

 

À partir de 2014, la dimension picturale puis sculpturale s’affirme. Dans ses œuvres organiques, hybrides (des « corps environnementaux »), elle réinvente les éléments qui nous entourent, recompose des corps et questionne le lien entre l’Homme et son milieu. En témoignant de mémoires enfouies ou imaginaires, elle crée des espaces hors normes qui révèlent la corporéité de notre environnement.

 

Parmi ses projets, elle met en scène et expose un polyptyque de 11m à la galerie Mercier & Associés à Paris, est invitée par Clément Sauvoy à Montreuil pour une exposition collective, expose à l’Atelier Barillet par Mallet Stevens, participe à différents salons dont Réalités nouvelles, Mac2000 Paris, les Estivales de Sceaux et en 2023 elle est membre du Cercle de l’Art, une communauté d’artistes entrepreneurs fondée par Margaux Dehry. Par ailleurs, ses œuvres sont visibles chez Louis Vuitton à Orlando (USA) et à Daejon (Corée du Sud).

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Être un corps, donner du corps 

Mes sculptures organiques suggèrent et questionnent l’interaction entre l’Homme et son milieu. Leurs formes hybrides, aux textures charnelles, minérales, coralliennes ou de mousse, donnent du corps à notre environnement en tant qu’organe vivant, presque humain. Elles cherchent à susciter le dialogue, à sensibiliser et à interroger sur ce lien parfois rompu ou ignoré.

 

En explorant la rencontre physique d’un corps qui a été blessé et la matière, je conçois des « corps environnementaux » issus de mémoires enfouies ou imaginaires en rapport avec notre espace vital ; le paysage, la nature ou l’architecture. Ils témoignent de ce qui a marqué mon parcours de vie et du lien ténu que j’ai eu avec les éléments non humains qui nous entourent, que ce soit dans les métiers que j’ai pratiqués ou ce à quoi je me suis reliée pour me sentir vivante.

Ces volumes abstraits, mouvants, colorés, souples et rigides à la fois, allient métal et textile. En modelant les mailles du grillage tel un squelette, je réinvente ce qui constitue notre environnement, recompose des corps et travaille à réparer notre lien avec le vivant. La corde est nouée, tendue ou tressée sur les fils d’acier, elle prolifère comme un végétal, entrave comme un corset, gangrène ou tisse du lien, reconstruit comme une greffe.

En regard de mon approche en 3D, je crée des empreintes sur toile où je retranscris la morphologie du corps sculptural. Ces œuvres constituent une mémoire du volume où présence et absence cohabitent.

 

 

Dans mon travail, je recherche la confrontation immédiate avec la matière, la présence physique et l’inconnu. Le corps y figure comme ce qui relie humains et non humains, car tout a un corps ; l’espace architectural, le paysage, le végétal, l’animal. En évoquant ainsi les relations entre vivants, j’introduis la question du soin pour soi-même et envers les autres corps.

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